Renforcer la vigilance sur les contrôles électriques : une exigence désormais stratégique

Les assureurs intensifient depuis plusieurs mois leurs exigences en matière de prévention technique, en particulier sur les contrôles réglementaires et contractuels Q18 et Q19 relatifs aux installations électriques. Cette tendance marque un tournant : il n’est plus seulement question de conformité administrative, mais bien d’une condition essentielle de maintien des garanties d’assurance.

Concrètement, chaque observation émise lors des contrôles doit être traitée avec rigueur et réactivité. Les remarques formulées par les organismes de contrôle ne peuvent plus rester “en attente” de régularisation : elles doivent être comprises, analysées et traitées avant la prochaine échéance de visite.

Lorsque certaines observations paraissent discutables ou mal fondées, il est important d’anticiper le dialogue : l’électricien industriel, le service maintenance ou le responsable technique doivent échanger avec le contrôleur avant validation du rapport, afin d’éviter la formalisation d’anomalies contestables.

Pour les non-conformités avérées, la démarche la plus efficace consiste à :

  • engager immédiatement les actions correctives nécessaires ;
  • conserver les preuves de réalisation (bons de travaux, factures, attestations) ;
  • annoter et signer les rapports Q18 et Q19 à réception, en précisant les dispositions prises ;
  • documenter systématiquement les travaux réalisés ou programmés.

Cette discipline, encore souvent négligée, devient un gage de sérieux et de fiabilité face aux assureurs. Elle permet non seulement de réduire les sinistres potentiels, mais aussi de consolider la position contractuelle de l’entreprise en cas de demande de justification.

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